Code  d'éthique du Tennis

C’est avec plaisir que nous prenons nos parties au sérieux

Comme tous les sports professionnels, le tennis est un jeu d’honneur – surtout lorsqu’il faut appeler ses propres lignes. Les joueurs les plus appréciés à Monkland sont ceux qui comprennent notre code d’éthique et qui font leur possible pour adopter une approche agréable, complaisante et juste envers le jeu. En effet, la vie est trop courte pour disputer des balles fautes. À moins que la détermination du gagnant d’un tournoi soit en jeu, bien sûr.

Un code d'éthique pour le tennis

Les appels


Lorsqu’un match est joué sans officiels, les joueurs eux-mêmes ont la responsabilité de prendre les décisions, plus particulièrement les appels de ligne; un joueur doit être guidé par la règle non-écrite que dans le doute, il faut donner le point à l’adversaire.


C’est la responsabilité de chaque joueur de prendre toutes les décisions concernant des balles tombant sur, ou dirigées vers, son côté du terrain et de prendre une décision contre lui (à l’exception d’un premier service) pour toute balle qu’il voit clairement à l’extérieur sur le côté de son adversaire.


L’objectif premier des appels de ligne est l’exactitude. Un joueur triche s’il n’annonce pas «out» contre lui (à l’exception d’un premier service), que son adversaire le lui demande ou non, alors qu’il voit clairement que la balle est à l’extérieur.


Dans le cas d’un appel sur une ligne, les joueurs ne doivent jamais réclamer l’opinion d’un spectateur.


Pour qu’une balle soit jugée «out», il faut que le joueur voie clairement une partie du terrain entre l’endroit où la balle a touché le sol et la ligne. Il faut savoir que même avec une acuité visuelle de 20/20, il est impossible de distinguer un espace de (1”) à une distance de 80 pieds ou (½”) à une distance de 40 pieds. Un petit angle peut faire une immense différence sur la précision d’un appel. Essayer de juger les balles d’une ligne de fond à l’autre frise le ridicule.


En doubles, lorsqu’un partenaire annonce une balle «out» et l’autre «bonne», le doute alors établi fait que la balle doit être considérée comme bonne.


Toute balle qui ne peut être appelée «out» est présumée bonne et un joueur ne peut réclamer un let sous prétexte qu’il n’a pas vu la balle.


Demander de rejouer un point est soit un signe de laxisme, soit l’indication qu’on n’a pas pris ses responsabilités d’appels de ligne.


Quoi qu’il puisse être évident pour vous que la balle de votre adversaire est «out», il peut ne pas en être de même pour lui. Donnez-lui donc rapidement un signe auditif ou visual.


Il faut se souvenir qu’une balle est bonne si une infime partie de celle-ci touche à une parcelle de la ligne. C’est l’équivalent de dire qu’une balle 99% «out» est 100% bonne.


Lorsqu’un appel «out» (signifiant que la balle a atterri à l’extérieur du court) , «faute» ou «let» est fait, le jeu s’arrête, quoi qu’il arrive par la suite.


Quand appeler un let


En général, lorsqu’on réalise durant le point qu’une erreur a été commise au début (par ex. servir du mauvais côté), le point ne sera pas interrompu et aucune mesure corrective ne sera prise avant que le point ne soit terminé.


Tous les points sont joués de bonne foi.  Par exemple, si le troisième point est joué à partir du côté «avantage», le point n’est pas repris, et on continue à partir du point suivant.


Chaque joueur est responsable du “ménage” de son côté du terrain.  Ainsi, s’il ne retire pas les balles ou autres objets provenant des terrains voisins, il doit s’attendre à en subir les consequences.


Lorsqu’un joueur est gêné en tentant de retourner une balle qu’il n’aurait pu retourner sans l’obstacle, un let n’est pas autorisé (i.e. une demande de let parce que l’on trébuche sur sa casquette ne devrait pas être accordée).


Une balle de votre terrain se dirigeant vers le court adjacent, ou une balle du court adjacent roulant sur votre terrain, peuvent s’avérer des motifs pour un let.


Échauffement et entraînement


L’échauffement n’est pas une session d’entraînement.  Il sert uniquement à dégourdir les muscles. Cinq minutes (jusqu’à dix, s’il n’y a pas de chasseurs de balles) suffisent pour y arriver. Un effort devrait être fait pour retourner la balle directement à l’adversaire.


On doit tester son service pendant la période d’échauffement et non quand c’est le temps d’effectuer son premier service dans le match. Quand l’échauffement est terminé et que le match commence, le fait de tester son service constitue une infraction à la règle du jeu continu.



Vos voisins


Si une balle provenant d’un court adjacent roule sur votre terrain, attendez que le point se termine sur le court d’où elle provient avant de la retourner. Si possible, remettez-la au joueur de telle sorte qu’elle lui parvienne après un bond. N’envoyez pas la balle n’importe où.  N’allez pas chercher vos propres balles sur les terrains voisins pendant que le jeu se déroule.  Ne demandez pas à vos voisins de vous retourner la balle pendant qu’ils disputent un point.


Certain joueurs ont un post-mortem très vocal après chaque point, au grand désarroi des joueurs sur les terrains avoisinants.



Autre infractions


Ne placez pas de serviette ni de vêtement sur le filet ou le terrain de jeu.


Il est difficile de faire un appel concernant une balle touchant le joueur, un joueur touchant le filet, un joueur touchant le côté adverse du court (invasion), frapper un retour avant que celui-ci n’ait traversé le filet et les doubles bonds. Tout joueur qui constate une infraction de la sorte, même si elle est contre lui, se doit de faire l’appel immédiatement.


Les doubles touches et le transport de balles sont autorisés s’ils ne sont pas intentionnels. Le mot clé de cette règle est intentionnel, c’est-à-dire «fait volontairement avec l’intention de toucher deux fois la balle pour qu’elle franchisse le filet».  Le joueur qui pose un tel geste a le devoir de faire l’appel contre lui-même.


Lorsqu’un joueur attrape avec la main une balle en plein vol, qu’il soit à l’intérieur ou non du terrain, il perd le point.



Mésententes


La méthode suggérée, mais non obligatoire, de régler une mésentente au niveau du pointage est de compter tous les points et toutes les parties sur lesquels les joueurs s’entendent et de reprendre le jeu à ce point (les parties et/ou points en litige sont donc rejoués.)  Une autre méthode est de retourner en arrière jusqu’au pointage sur lequel tous s’entendent et de poursuivre le jeu à ce point.


Pour éliminer des discussions, le serveur devrait annoncer le pointage après chaque point (ex. 40-30) et au début de chaque jeu (ex. 5-4)



Le service


En retour de service, le partenaire du relanceur doit appeler les balles sur la ligne de service et le relanceur, les balles sur les lignes du centre et de côté, bien que l’un ou l’autre puisse appeler «out» toute balle qu’il voit clairement à l’extérieur.


Le relanceur ne doit jamais retourner une balle de service clairement faute. Un tel geste est inutile et pêche contre l’esprit sportif. On ne doit retourner une faute que dans le cas d’un service puissant qui tombe près de la ligne. L’appel «faute» quand la balle est renvoyée dans un geste instinctif, doit être instantané clair et puissant.


En retour de service, le partenaire du receveur doit appeler les balles sur la ligne de service, tandis que le receveur appelle les balles sur les lignes du centre et de côté, bien que l'un ou l'autre puissent appeler « out » toute balle qu'il voit clairement à l'extérieur.


Le receveur ne doit jamais retourner une balle de service clairement faute. Un tel geste est inutile et pèche contre l'esprit sportif. On ne doit retourner une balle faute que dans le cas d'un service puissant qui tombe près de la ligne. L'appel « faute » quand la balle est renvoyée dans un geste instinctif doit être instantané, clair et puissant.


Le receveur qui renvoie le service sans faire d'appel « out » ou « faute » admet implicitement que la balle était en jeu; il doit alors poursuivre l'échange jusqu'à la fin du point. Même si la balle était  « out », le serveur doit également poursuivre le point, comme le receveur lui a donné le bénéfice du doute.


Ni le serveur ni son partenaire au filet ne devraient faire un appel « faute » sur un premier service (même s'ils croient que la balle est « out ») car le receveur, étant incertain, pourrait donner le bénéfice du doute au serveur et frapper un placement.


En doubles, seul le receveur doit être prêt. Son partenaire n'a pas à invoquer une telle situation. Le serveur surveille le receveur, qui doit lui-même s'assurer que son partenaire est prêt.


Si votre adversaire sert avant que vous ne soyez prêt, dites-le avant que la balle ne touche le sol. N'attendez pas de vous faire passer un « ace » pour prétendre que vous n'étiez pas prêt. Si vous tentez de retourner le service, c'est que vous étiez prêt.


Lorsqu'il y a un délai entre le premier et le deuxième service du serveur, celui-ci n'a droit qu'au deuxième service. Lorsqu'un délai


entre les deux services interrompt le rythme normal du match et que ce délai est causé par le receveur ou une interférence extérieure, le serveur a droit à deux services.


Certains serveurs ont l'habitude d'avoir trois balles au moment de servir. Les receveurs doivent faire leur possible pour satisfaire les serveurs, mais la courtoisie ne doit pas aller jusqu'à retarder le jeu indûment.


Le serveur qui fait trois pas à l'intérieur du terrain, frappe la balle et se précipite vers le filet commet une faute de pied évidente.


Celui qui ne fait que toucher la ligne est pourtant tout aussi fautive. L'adversaire (ou son partenaire) a le pouvoir d'appeler les fautes de pied contre le serveur, à condition d'être tout à fait convaincu d'avoir raison. En doubles, le partenaire du receveur est généralement bien placé pour appeler les fautes de pied.


En doubles, on doit limiter les conversations entre partenaires au strict nécessaire. Les cris « out », « à moi », « à toi » ne sont permis que quand la balle se dirige vers le joueur ou son partenaire (de leur côté du filet). Ils sont à proscrire dans les autres circonstances.



Esprit sportif


Ne ralentissez pas le jeu indûment.  Jouez à un rythme normal. Toute forme de ralentissement est antisportif, n’ajoute rien au jeu et peut nuire à votre réputation.


Ne vous inscrivez pas à un tournoi pour vous retirer par la suite lorsque vous réaliser que de meilleurs joueurs s’y inscrivent.


Certains joueurs se plaignent du type de coups de leurs adversaires (i.e. trop de lobs).  Le style d’un joueur est son choix, en autant que ses coups soient légaux.


Ne gâtez pas le jeu en perdant votre calme, en utilisant un langage vulgaire, des gestes disgracieux ou en lançant votre raquette.  Ne faites pas la moue quand vous perdez; au contraire, félicitez votre adversaire pour son bon jeu.  Somme toute, essayez de faire du tennis un jeu plaisant pour tous les participants.


Les formes d’obstruction sont nombreuses et vont de la plus subtile à la plus grotesque. Il n’y a rien de répréhensible au fait de faire des mouvements ou de changer de place sur le terrain en tout temps, même quand l’adversaire s’apprête à server.


Cependant, il n’y va pas de même si le joueur crie, parle, fait du bruit, fend l’air avec sa raquette ou tente de déconcentrer l’adversaire.  Le principe à observer est le suivant: on peut poser des gestes pour son bien-être; on ne peut le faire pour gêner l’adversaire dans l’exécution d’un coup.


Spéciaux Monkland

  • Lorsque votre temps de jeu est échu, veuillez quitter le terrain rapidement et tous ensembles. Conservez les discussions du post-mortem pour le chalet ou la terrasse.
  • À l’arrivée, veuillez attendre que le point soit terminé avant de procéder à prendre possession du terrain et entrez tous ensemble, le cas échéant.
  • Ne vous inscrivez pas à un tournoi à moins d’être disponible à joueur aux moments indiqués par la cédule du tournoi.
  • Nous avons une restriction sur l'utilisation de seulement trois balles à la fois sur nos terrains. En utilisez davantage, le risque de blessures peut s’accroître tant pour vous que ceux jouant sur les courts adjacents.


 Le Club encourage l'application de ce code d'éthique pour le tennis. Il a été adapté à partir des références suivantes:

 ''Règlements du tennis'' - Fédération Québécoise de tennis, Tennis Canada. ''The code of tennis'' - USTA 1992